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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 23:06

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas, un jour en gris, le suivant rose : après le panneau solaire et le PV, nous avions fait une belle rencontre. Nous repartons du camping (remarquez la déco de l’accueil, on aimerait que les toilettes soient aussi soignées…), avec un gros problème sur la cassette WC, la trappe est cassée et c’est très emm…..t ! A nouveau le gris. Il nous faut continuer et essayer de trouver des solutions, à Tiznit il y a de l’espoir

A Tan Tan plage, de belles maisons avec des terrains vagues juste devant, un bel arbre devant une autre, le beau et le riche côtoie la misère.

On refait donc encore la route à l’envers, avec un temps agréable, dans le camion à l’abri du vent. D’abord TAN TAN, une ville récente, des usines qui traitent le poisson, ça ne fait pas bien riche. A la porte nord, un couple de dromadaires géants salue les touristes.

On repasse à Guelmin (on commence à bien connaître), pause Tajines : chevreau pour M Christine, Agneau pour moi. C’est les meilleurs que nous ayons mangés, dans un boui-boui uniquement fréquenté par des marocains, mais aussi les moins chers : 2,30€ par personne, thé menthe, eau minérale et pain compris…

Traumatisé par mon panneau solaire, je ne résiste pas et je fais des photos d’un camion de fourrage de face et de profil pour que vous imaginiez le déplacement d’air quand on croise ce genre d’engin sur une route rectiligne (donc on roule vite), pas trop large (on croise assez près) et avec le vent de côté !

Les paysages sont plus variés, le désert de cailloux assez plat et sans plantes fait place à un paysage vallonné qui, selon les versants, peut être complètement minéral ou plus vert (on a vu des km² couverts de cactus plantés sur les coteaux, probablement pour stabiliser les pentes et limiter l’érosion)

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On repasse à Sidi Ifni, puis avant Mirleft, arrêt sur la plage de Sidi Mohamed ou Abdallah. Il y a un énorme rocher troué à quelques mètres en mer, les vagues s’engouffrent dans l’ouverture, c’est très impressionnant ! (la photo n’est pas exceptionnelle, le soleil est trop haut et les vagues génèrent une brume qui se voit sur le cliché) Sur le fond, belle vue du village et de la mosquée. A proximité, un électricien joue les funanbules sans filet.

Enfin, arrivée à Tiznit. Le camping en ville est complet, on en trouve un à l’écart de la ville (c’est difficile de bivouaquer sans trop d’électricité, et surtout sans les toilettes). Pour couronner le tout, un mauvais contact dans la parabole nous prive de télé le soir.

Le lendemain matin, je monte sur le toit, identifie la panne, répare le faux contact : ça marche ! Du coup, l’oie étant perchée le matin, nous avons droit à un super beau temps, presque sans vent.

Le réparateur nous fait un prix pour reposer un panneau solaire du même type, on se rend à son atelier, ce sera fait l’après midi. Pour la cassette wc, pas de pièce de rechange, on trouve de la colle époxy (celle que j’utilise pour coller mes bijoux en verre fusing). Avec 2 renforts en alu, on espère que ça tiendra jusqu’à notre retour, Inch Allah. Nuit sur le parking devant l’atelier : il ne faut pas bouger le CC avant que le mastic-colle ne soit pris pour ne pas récidiver.

On a donc un peu de temps pour revenir dans le souk, c'est très animé car c'est jour de  la prière, nous n'avions jamais vu autant de femmes dans les rues. Vue sur la mini boutique herboriste- parfumeur- produits de beauté: il n'y a même pas la place de se retourner. Le souk des bijoutiers est assez décevants: c'est trop clinquant et très éloigné des bijoux berbéres vus l'an dernier.

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On espère pour la suite de belles journées en rose …  Ah, les vacances, ce n’est pas de tout repos !!!

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 00:03

Nous nous sommes gorgés de soleil 1 journée complète à Foum El Oued, il n’y avait pas grand-chose d’autre à faire.

Puis nous commençons la remontée, d’abord vers Laayoune. Un troupeau de dromadaire traverse la route devant nous, sans se presser : ils étaient peut être comme nous en vacances ! Plus loin, on retrouve les dunes qui « mangent » la route, une superbe 4 voies, mais cette fois, nous sommes du bon coté car le vent vient de notre gauche. En arrivant à Laayoune, on aperçoit de bizarres lignes vertes sur les dunes : ce sont des grillages plastiques censés ralentir l’avancée du sable.

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La ville est propre, moderne, pleine de jardins (fermés au public), de plantations, de bâtiments officiels… et riche : beaucoup de militaires, gendarmes, fonctionnaires à cause de la proximité des sahraouis, qui bien que favorisés par le roi n’ont pas tous renoncés à l’indépendance. Nous avons croisé nombre de 4x4 UN, les casques bleus sont toujours là. Ce n’est pas ce que nous sommes venus chercher au Maroc, c’est trop calqué sur nous !

En sortant, on voit que la ville est aussi menacée par le sable au nord de l’oued.

Ensuite, on avale les Kms. La route est belle, un peu étroite, vent de côté. En croisant un camion très haut, on entend un bruit inquiétant sur le toit et je vois un câble qui vole au vent sur le coté du CC : on stoppe, c’est le panneau solaire qui s’est envolé !!! Demi-tour, on le récupère gondolé, les pattes de fixation cassées, la vitre sécurit explosée… Ce n’est pas le bon jour !

Un peu plus loin, contrôle de la gendarmerie royale (vous pouvez voir à droite de la photo entre les 2 biroutes, la herse qu’ils peuvent tirer si on force le passage : ça ne rigole pas). Sur ce barrage, en plus des panneaux de ralentissement, il y a un panneau stop au sol sur le trottoir ! J’ai dû le passer à 5 km/h et un jeune gendarme m’a fait garer. Papiers. Discussions sans succès jusqu’à ce que le CHEF arrive et que magnanime, pour ne pas décourager les gentils touristes comme moi, change la contravention en 3éme catégorie soit défaut de port de ceinture, ce qui coûte 300DH (27€) au lieu des 700DH (63€) pour un stop. C’est mieux que si c’était pire, mais décidément, ce n’est pas le bon jour !

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On passe Tah qui était la frontière Maroc / Sahara espagnol avec un monument commémorant les visites de Hassan I et II

Puis on arrive à Tarfaya, point de départ de la marche verte en 1975, « reconquête » du Sahara. Sur la plage, un BREGUET biplan stylisé (et réduit) décolle vers l’Atlantique et commémore les pionniers de l’aéropostale (Daurat, Mermoz, St Exupéry, Guillomet…) Qui ouvrirent la ligne Toulouse – Rabat, puis St Louis du Sénégal avant de rejoindre l’Amérique du sud et la cordillère des Andes en 1926. Tout à côté, Casamar, un petit fortin en mer édifié par un anglais au XIXe.

On voit ensuite que les voyages en bus ne se font pas les mains vides : le volume des bagages est impressionnant ! Les habitants des villages ne doivent pas faire les courses très souvent vu les distances entre les villes.

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La route est un peu (beaucoup dirait M Christine) monotone ! Au détour d’un virage, on découvre des salines à pertes de vue, puis c’est à nouveau le désert de pierres, avec des buissons rabougris. Puis les falaises avec les cabanes de pêcheurs. Enfin, l’oued Chebika, une belle lagune séparée de la mer par un cordon dunaire, entourée de falaises.

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Coté oued, une centaine de flamants roses avec une position bizarre : ils ont tous la tête dans le C.. !

On arrive enfin à El Ouatia, Tan Tan Plage. On part se dégourdir les jambes après toute cette route et on est attiré par une dame très souriante qui tient un petit restaurant « typique ». On discute un peu, on lui prend une crêpe et un gâteau de semoule fine, et on réserve pour le lendemain midi un tajine poulet pour M Christine et un couscous bœuf pour moi.

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Vers midi et demi, on nous installe une petite table au soleil. Le mari apporte un énorme tajine, on pense qu’il y a méprise ! Non nous dit le Mr, il y a bien un couscous qui arrive : Je pense qu’avec ces deux plats, nous aurions mangés à 6 personnes sans problème ! On a fait honneur au plat et même encore plus que ça et malgré tout, il est resté presque la moitié de chaque.

Pendant que nous nous étions rapprochés des propriétaires pour prendre le thé et discuter avec eux, deux personnes qui visiblement ne mangeaient pas à leur faim, se sont installées à nos places et ont terminés nos deux plats, avec la bénédiction des patrons ! De l’impensable chez nous !! Mais, comme ils disent "c'est pas bien de gâcher quand il y en a qui ont faim". Une belle leçon... 

Nous avons discutés un bon moment avec eux et leurs filles de 13 et 18 ans.

Le papa est pêcheur, a 53 ans ne peut plus travailler, la maman tient ce restaurant (ou nous étions ses seuls clients) pour subsister, les filles sont au collège et au lycée. Les 3 femmes parlent français couramment, le papa comprend mais s’exprime plus difficilement.

On a abordé pas mal de sujets : l’islam  qu’ils pratiquent assidûment mais avec un esprit ouvert et tolérant, le mariage pour les jeunes femmes: Hanane pense se marier avec un gentil garçon qu'elle choisira (On lui souhaite beaucoup de bonheur), la pauvreté bien présente dans ce pays ou les aides sont inéxistantes …

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C’est la plus belle rencontre que nous ayons fait au Maroc, on aimerait retrouver plus souvent chez nous des gens aussi « bons » et désinterressés. Nous sommes repassés le soir pour déposer quelques vêtements et pendentifs en verre fusés que M Christine portait peu, j’ai promis d’envoyer copies des photos par la poste à Hanane, la jeune fille dont on oubliera pas le sourrire (si tu  passes sur le blog, Hanane, laisses moi un petit commentaire).

Si l’un d’entre vous passe près de Tan Tan Plage,faites un détour et ne manquez pas de vous arrêter au café 21, chez Mme KAZEDAR, vous ne le regretterez pas !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 18:20

Le vent du nord, un peu désagréable, nous décide à rouler plus que prévu vers le sud.

La route est plutôt bonne, bien droite et au début longe la côte. Toujours des falaises ; la mer est haute, par moment, on aperçoit les vagues qui déferlent : l’écume dépasse le haut de la falaise, le pare brise reçoit des gouttelettes salées.

Avant d’arriver à Akhfenir, une curiosité naturelle : le gouffre du diable. Le vent et les vagues qui s’y engouffrent font un bruit impressionnant. La falaise est très haute à cet endroit et le vent trop fort pour que l’on y trouve des pêcheurs.

Au village, on trouve les 1eres pompes de carburants détaxés. Le gouvernement encourage l’installation des marocains dans le sud (ex Sahara espagnol) en accordant beaucoup d’avantages fiscaux (carburants, pas de taxe d’habitation pendant 20 ans, etc…), ça fait rêver en période d’austérité. Nous avons payé le litre de Gazole 6,02DH soit 0,55€, moins cher que pas cher!

Puis la route quitte la côte, elle est bordée de dunes. Le vent de côté balaye le sable sur la route et forme des congères. La plupart du temps, s’il n’y a personne en face, la voie de gauche est « propre », mais quand un camion nous croise, l’épaisseur de sable atteint 30 cm. A certains endroits, la route est envahie et les chasses-sable interviennent.

Après Tarfaya, on quitte le sable et les dunes pour un désert de cailloux : des km sans rien qui vive, même pas les dromadaires annoncés par les panneaux.

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Nous passons LAAYOUNE, ville moderne, propre avec de beaux bâtiments et jardins que nous verront au retour (le dimanche, tout est fermé) pour nous arrêter à FOUM EL OUED qui est la station balnéaire de Laayoune.

Nous sommes seuls dans un camping immense, le gardien nous trouve une bonne place à l’abri du vent.

C’est le point le plus au sud que nous avion prévu.

Nous avons parcouru 4285 Km depuis notre départ, consommé un peu moins de 500 litres de gazole et roulé 68 Heures à 63 Km/H de moyenne

Il n’y a plus qu’à remonter… doucement !

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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 19:45

Retour de la plage blanche et passage au marché aux chameaux de Guelmin. Un peu à l’écart de la ville, dans de belles installations se trouvent un marché aux bestiaux (dromadaires, vaches, ânes, chèvres, moutons). L’essentiel des transactions est fait quand nous arrivons (le lever du soleil, c'est un peu tôt) mais beaucoup de monde se presse encore autour des animaux arrivés par camions : étage du bas pour les bovins trop lourds, les chèvres, les moutons et même les ânes voyagent sur la galerie ! J’ai vu deux vaches (maigres) dans la benne d’un triporteur dont la charge utile est de 260kg !

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Sur le côté, un immense marché de fruits et légumes : tout est très frais, c’est facile ici de manger les 5 fruits et légumes recommandés. Il y a bien sûr aussi les fruits secs, les épices, et sur le côté, les bouchers et tripiers se font face. On y vend de la viande de dromadaire et même la graisse de la bosse qui serait un médicament contre la toux!!! Beaucoup de tripes (pas très engageant pour nous), nous n’en avons jamais eu au menu. Nous avons mis sur la table notre marché : plus de 7kg de fruits et légumes pour moins de 6€.

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En repartant, un coup d’œil sur les camions qui apportent la paille et le fourrage pour les bestiaux, je vous laisse juger du volume des chargements...

A nouveaux quelques heures de route jusquà Tan Tan ou nous sommes déviés par une course cycliste et on poursuit vers la côte et ses falaises. Un premier arrêt près d’une lagune, l’accueil des camping-caristes en place est glacial, on repart vers Chebika. La vue depuis la falaise sur la mer déchainée est magnifique. Les pêcheurs sont au repos : on ne sent pas les touches quand la mer est démontée. Le vent à soufflé sans faiblir, toute la nuit il a bercé le camping car.

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On repart vers le sud essayer de trouver du réseau internet tout en espérant que le vent se calme.

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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 19:11

En repartant de Guelmin, nous nous dirigeons vers l'océan

Environ 60 km de désert de caillou, avec quelques reliefs. Par endroits, de rares plantations de cactus, peut être pour fixer le peu de sable entre les pierres.

Plus loin, un oued, presque à sec, s’est frayé un chemin dans une mini gorge. Pour ceux qui ne connaissent pas, ces oueds peuvent envahir les routes en cas de fortes pluies malgré la hauteur des ponts. C’est pourquoi les bords de route ont des bornes pour indiquer le passage en cas de crue.

Enfin, la plage blanche ! Depuis la vaste plate forme ou stationnent une trentaine de Camping-Cars, on aperçoit des petites dunes, un oued sinueux et en face un village de pêcheurs ; au fond, la mer très écumeuse, d’une luminosité presque insoutenable, sur une plage immense en pente très douce : la brume nous empêche de voir les extrémités.

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C’est un peu difficile de rejoindre la mer : il faut franchir les dunes, passer dans des endroits boueux (l’oued a dû déborder peu de temps auparavant) mais au bout, un sable très fin sur des kms, pratiquement personne, et une eau un peu fraîche qui permet de prendre un petit bain.

En remontant l’oued pour se sécher, des oiseaux craintifs s’envolent, on peut quand même approcher quelques flamants.

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Ensuite, c’est le « village » de pêcheurs : les cabanes sont faites de cageots, tôles,  plastiques… ça ne fait pas riche ! Un pêcheur de 59ans, très fier d’avoir appris le français à l’école me raconte un peu leur vie ici : ils viennent d’Agadir (à 300kms) ou ils laissent femmes et enfants pour 1 à 2 mois. Ils pêchent de la plage en rentrant dans la mer avec un très long filet, encerclent le poisson et le ramènent au bord. En moyenne, 3 petites caisses de poissons (loups, daurades, soles…) à chaque fois, conservés dans la glace, et qui seront vendus à Agadir (une camionnette passe tous les 3/5 jours). Ils n’ont pas l’électricité mais un téléphone mobile (pour joindre le "patron") , pas de TV mais un transistor, un peu d’eau dans une citerne : ils sont ravitaillés chaque fois que l’on vient chercher le poisson (qui est la base de leur nourriture). J’oubliais, pas de retraite, il devra travailler tant qu’il pourra, après il faudra compter sur ses enfants...  Malgré tout, il sourit de toutes ses dents (qu’il n’a pas nombreuses…) car il a du travail, au soleil et pas de femme sur le dos!

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 Pour finir la soirée, vers 18H30, un énorme soleil se couche sur l’oued et la mer.

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 12:47

Nouvelle journée de repos (c’est dur les vacances) sous un soleil brulant sur la plage de Taghazout : promenade le matin : la plage immense, un beau rocher, les jeunes jouent au foot (c’est samedi), une méduse de plus de 40 cm de diamètre que l’on n’aimerait pas trouver dans l’eau. Et puis, la tête de la daurade (tout sourire) qui est passée à la poêle (difficilement, vu le poids de la bête) et qui nous à plus que rassasié pour – de 2€/ personne.

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 Un peu plus loin, une autre plage très fréquentée des surfeurs, juste devant les maisons des pêcheurs et leurs bateaux. Vu de près, ça ne fait pas riche…

En repartant le matin, surprise, un troupeau de dromadaires traverse notre campement.

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Nous avons été très surpris par la relative propreté des plages et de leurs abords : partout, des poubelles de 2àà Litres attendent les déchets. Surprise, nous avons vu le gardien de notre bivouac procéder à un tri sélectif des emballages (métal, plastiques et cartons). Il en tire surement quelques dirhams, il n’empêche que nous ne nous attendions pas à une telle prise de conscience écologique ! Dans les villes, des progrès restent à accomplir (voir à Abaynou...).

Arrivée à SIDI IFNI, possession espagnole jusqu’en 1969. Nous cherchons un camping car le plein d’eau devient urgent, ainsi que les vidanges. Les campings sont « bourrés » à craquer, le 3éme nous accepte au milieu d’une allée occupée par des « sédentaires » : beaucoup de nos compatriotes passent des semaines (ou des mois !) dans ces campings, passent le plus clair de leur temps dans leur camion ou celui des voisins (français comme eux) et ne sortent que pour les courses… Le soleil, oui, mais pas à n’importe quel prix !

Petit tour à la plage à peine fréquentée, bronzette écourtée par quelques nuages. On monte en ville, la promenade qui surplombe la mer est très pentue, il y a même pas mal d’escalier. Ouf, arrivé en haut, on nous indique le souk pour le ravitaillement : légumes et fruits. Une charmante jeune fille (10 ans) nous a fait la conversation dans un français très correct. Puis retour au camping en passant par le marché au poisson, tous freins serrés pour descendre sans courir (l’appareil photo est resté dans le camion, dommage).  Le soir, nous avons essayé de reproduire le tajine aux fruits de Safi avec un relatif succès : il me manquait la cannelle !

Le lendemain matin, nous quittons cette concentration de CC et remontons sur la grande place du souk (c’est plus facile quand on a le moteur !) Nous avions repéré des petits restaurants près du marché aux poissons. Le jeune vendeur d’une épicerie nous en conseille un qui contrairement à ses collègues n’affiche pas de carte. Aujourd’hui, ce sera 2 tajines, bien garnis en poisson (genre colin), cuits à point mais très peu épicés. Servis avec une salade de crudités, pains, eau minérale, thé à la menthe : le tout pour 63 DH ! C’est à vous décourager de cuisiner quand on peut bien manger pour moins de 3€ !!! Re-promenade digestive, passage obligé dans une boutique de souvenirs…

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Quelques photos de la plage et on repart direction Foum Assaka.  On traverse des paysages très arides, peu de maisons, d’animaux, que des cailloux qui ont l’air de pousser partout : les récoltes ont l’air bonnes, il y a des tas partout.  Dans un lacet de la route, on découvre un petit campement, 7 camping-cars près de la mer, le rêve !

C’est tellement tranquille que le téléphone et la clé 3G ne fonctionnent pas. Une belle plage, sable très fin à marée basse et galets en haut : des pierres de toutes les couleurs, du crème au presque noir en passant par le rouge, vert, jaune, bleu sans compter les veinés, marbrés. La récolte est bonne, je ne sais pas encore ce qu’ils deviendront…

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La nuit, le vent se lève, puis la pluie arrive et enfin l’orage. Le matin, temps couvert, le soleil se lève bien tard pour la 1ère fois depuis notre arrivée. Ballade sur la plage à marée descendante, pêche l’après midi à marée montante. J’ai improvisé un montage identique à la ligne d’un voisin : 2 gros hameçons pourvus d’un généreux morceau de sardine et en bout un plomb grappin. La canne est un peu courte pour lancer loin, il faut avancer dans l’eau pour aller au-delà des rouleaux. Une heure plus tard, une belle averse met fin à la partie de pêche et je rentre bredouille…

Le lendemain, on repart direction Foum Assaka. On suit la côte de loin sur une route de moyenne montagne avec des paysages très arides, de plus en plus de cailloux et de moins en moins d’être vivants. Au détour de la route, un puits récupère les eaux de ruissellement et alimente une citerne, une brave dame avec son âne à qui l’on donne quelques vêtements, plus loin, une femme et son âne lourdement chargé des quelques plantes qui poussent avec parcimonie. Surprise, Foum Assaka n’est qu’un lieu dit, circulez y a rien à voir, surtout que la fin de la route se transforme en piste pas très engageante. Demi-tour (plus facile à dire qu’à faire avec notre engin…)

 On refait la route jusqu’à Sidi Ifni, puis direction Guelmin et on bifurque après quelques courses vers la station thermale de ABAYNOU. Ca ne ressemble pas à l’idée qu’on se fait du thermalisme en France, c’est juste un village, une piscine (à 39°) pour dames et une pour hommes, on ne mélange pas, Maroc oblige. En se promenant, rien d’extraordinaire, une petite palmeraie, une ruine de construction en pisé, un dépôt d’ordures mais un épicier très très sympa.

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A nouveau, pas d’internet ni de téléphone, le blog attendra…

Nous sommes à nouveau à Guelmin, pas une ville passionnante mais très animée. On stationne en ville le temps de mettre à jour le blog et quelques mails. On part vers la plage blanche ou il est probable que nous n'ayons pas de communication...

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 20:52

Pour ceux qui ne connaissent pas notre véhicule, je vous présente notre «camion», c’est le terme employé entre camping caristes pour désigner notre auto-caravane.

C’est un intégral Pilote, monté sur un chassis Fiat. Longueur : 7,40m + le porte vélo soit ~ 8m, Largeur : 2,30m + les rétros, Hauteur : un peu moins de 3m.

 

Poids total en charge : ~3500Kg : on peut le conduire avec un permis B et on ne peut transporter que 4 personnes. Un moteur diésel de 130CV qui permet de rouler comme les voitures, sauf si la pente est sévère, et si l’on veut une consommation acceptable (normalement moins de 12 L/100 si on roule tranquille).

 

A l’intérieur, un pare brise panoramique : 2,20m de large sur 0,80m de haut, c’est mieux qu’un grand écran ! A noter, le plafond au dessus des sièges conducteur et passager est un lit d’appoint 140, utilisé actuellement pour notre linge et les divers vêtements et bricoles que nous donnons à l’occasion.

 

Les sièges conducteurs et passagers se tournent à l’étape pour faire salon, la table peut glisser dans les 2 sens pour s’adapter aux nombre de personnes, jusqu’à 6 maximum. Vous avez ensuite la vue sur la cuisine : 3 feux gaz, évier, égouttoir et hotte, à l’opposé (sans photos) un réfrigérateur de 120L, congélateur de 30L (fonctionnent par effet Peltier au propane, 12V ou 220V selon la disponibilité) et un four/gril à gaz propane.

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Partie arrière, toilette chimique et lavabo. A l’opposé des toilettes, la douche (eau chaude au gaz ou 220 au camping) et un mini étendoir à linge. Et un lit presque comme à la maison, on peut y accéder par les deux cotés. Sous la partie avant du lit qui se relève, une vaste soute permet de stocker les réserves, les outils, la cave…

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Sous la partie arrière, une autre soute accessible par 2 portes extérieures contient notre mini moto 125 DAX, les sièges et la table que nous utilisons sous l’auvent.

 

Autonomie :

 

· Gaz Oil : 90L soit 750 km

 

· Eau propre : 120 L soit 3 à 4 jours (le camping car impose quelques restrictions)

 

· Eau grise (toilette et cuisine): 100 L : 3 à 4 jours

 

· WC chimique : 3 à 4 jours

 

· Gaz propane : 2 bouteilles de 13kg : on espère 8 semaines si on peut se passer de chauffage et que l’on mange souvent au restau…

 

· Batteries : celle du camion + une 120 AH pour nos utilisations à l’arrêt. Celle-ci se recharge si l’on roule et en stationnement par un panneau solaire de 120 watts.                                                          

Voilà, vous savez tout, tout, tout sur le camion...     

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 20:41

Arrêt au camping de Taghazout, tenu par des auvergnats avec des emplacements dignes de bons camping de chez nous mais à un prix marocain : eau, électricité, vidange à chaque emplacement. Par contre, un peu loin de tout : nous avons mis plus de temps pour l’aller retour à la plage que de temps passé sur la serviette ! Ca fait de l’exercice après pas mal d’heure de conduite. Nous avons eu la surprise de voir des marocaines, arrivées en jellabah, se baigner en deux pièces ! C’est vrai que le maillot est enveloppant et qu’elles n’ont pas été obligées de se faire le maillot…

Le lendemain, départ et sur la piste qui nous ramène sur la grande route, nous sommes stoppés par un troupeau de dromadaires, plusieurs centaines, petits et grands, un peu sauvages ou craintifs. Ces animaux sans harnachement, avec un magnifique pelage, sont beaucoup plus beaux et gracieux que leurs congénères qui trimballent les touristes (dont nous sommes).

Enfin, départ pour la vallée du Paradis (ou du Bonheur, c’est selon le guide).

 

C’est une petite route bien goudronnée, souvent étroite, de plus en plus sinueuse en attaquant un petit col. A la sortie d’un virage, on voit arriver à fond la caisse un 4x4 qui promène des touristes. Pas de passage pour 2, je m’arrête et lui allume ses pneus et termine sa course juste dans ma calandre. Ouf, rien de cassé (le radiateur est juste derrière…). Pas d’excuses du chauffeur qui pense que nous arrivons trop tard, c’est l’heure ou tout le monde redescend !! Cet incident m’oblige à être encore plus vigilant malgré la beauté des paysages. En route, on croise un petit troupeau de chèvres et sa bergère qui porte un très jeune agneau, puis des amandiers en fleurs. On en a pris plein les yeux, malheureusement, il n’y a pas souvent la place de s’arrêter pour les photos. Arrivée à Imouzer, terminus de la vallée. Bien sur, Marie Christine attend son tajine poulet citron sur une terrasse ensoleillée dominant la vallée, pour moi ce sera au boeuf.

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Après cet excellent repas, direction le souk pour quelques achats de fruits et légumes : oranges, dattes, petits pois, navets, carotte, oignons, tomates, patates… un marché complet pour 40DH (3.6€),le nécessaire pour un tajine maison demain.

On reprend le camion pour 4 km de route très étroite, souvent sans garde fou : Marie Christine serrait tout ce qu’elle pouvait...

Arrivée aux chutes d’Imouzer ; en principe, l’hiver (en ce moment) les pluies sont fréquentes et les chutes sont abondantes. Dommage pour nous, il fait trop beau et sec et il n’y a qu’un petit filet d’eau. On voit sur la photo, les parties lisses et claires, au milieu et à droite, sont polies par l’eau en temps normal. Pour arriver au bassin de réception, c’est le parcours du combattant, une vingtaine d’étals de souvenirs tous identiques sont au bord du chemin étroit…

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Retour par la même route avec le soleil dans les yeux, et on découvre des vues différentes de l’aller. En fin d’après midi, nous arrivons à Aourir, sur un bivouac gardé repéré le matin. Une vingtaine de campings cars, de l’espace face à la mer. On en profite pour aller piétiner dans l’eau fraîche au coucher du soleil, pas très coloré à cause d’ un ciel désespérément sans nuage. J’en ai profité pour prendre ma Valentine. Ce matin, grande ballade à marée basse sur le sable mouillé, vue sur la pointe et retour au bivouac. Après midi, photos et blog aux heures chaudes, puis plage et trempette dans une eau plus chaude qu’en Bretagne l’été.

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Vous voyez, la retraite au Maroc, c’est le bagne !

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 16:10

Nous sommes repartis du camping d’Essaouira, les vidanges et le plein d’eau effectués, les batteries de tous les matériels chargés : le camping, c’est un peu plus cher et moins typique que le bivouac, mais c’est le confort.

Direction Agadir par la côte, sur une belle route bien revêtue, et toujours avec une belle brise du nord ouest. En sortie d’une petite bourgade, un gendarme nous fait ranger à droite. D’après ses jumelles, je roulais à 74km pour 60. Contrôle des papiers, menace d’amende de 300DH. Je proteste car j’avais le sentiment d’aller à la bonne vitesse. Son collègue plus gradé arrive, on discute de choses et d’autres, il regarde l’appareil photo et finit par demander à Marie Christine s’il me met l’amende. Finalement, il est reparti tout content avec un petit sac de vêtements et en nous souhaitant bon voyage. De quoi me réconcilier avec les flics…

Puis le paysage change, le relief est accentué et on commence à voir des arganiers, puis des chèvres : le rêve du photographe !!!

En suivant le troupeau, j’ai la chance d’en photographier 2 fois dans les arbres. Les arganiers sont très beaux, les troncs torturés un peu comme les oliviers, les feuilles sont fines et cachent de très belles épines : comment font les chèvres pour monter sans se piquer ? En ce moment, les fruits ressemblent à des olives vertes très dures, ils ne seront récoltés que cet été.

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Puis, un peu plus loin, il y a une coopérative féminine à l’entrée du village. Arrêt et explications sur le traitement des fruits :

-        Une première femme casse la pulpe desséchée qui entoure le noyau avec un galet sur un billot.

-        La seconde casse le noyau avec les mêmes outils et récupère l’amandon. Le noyau est très épais, extrêmement dur, l’amandon est très petit ( ~ 1/4 d’une amande).

-        Pour faire l’huile d’argan alimentaire, il faut griller les amandons (voir photo du four en terre, le combustible est la coque du noyau). On fait passer 1,5 à 2 kg d’amandes torréfiées pour faire 1 litre d’huile en tournant la petite meule. On sépare l’huile des résidus en ajoutant de l’eau. Nous n’avons pas vu cette extraction.

-        Pour l’huile d’argan cosmétique, il faut 4 à 5 kg d’amandons qui sont pressés à froid. Aujourd’hui, on utilise des presses mécaniques ; celles de cette coopérative se trouve à Agadir et ne se visite pas.

 

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-        Nous avons gouté les amandons (très amers), puis nous avons trempé un excellent pain dans l’huile dont le goût n’est pas très prononcé, dans un très bon miel de fleurs d’arganier très brun et liquide comme l’acacia, puis dans l’AMLOU, mélange d’huile et de miel d’argan avec de la poudre d’amandes (les vraies) : c’est très bon, peut être un peu calorique…

 

Nous avons repris la route après avoir acheté un peu d’Amlou et de crème antiride miracle et laissé notre obole à ces dames charmantes (qui se laissent photographier, ce qui est rare).

Nous sommes repassés par un charmant petit village, IMSOUANE vu en 2012 ou nous pensions retrouver quelques souvenirs. Les japonais leur ont construit un port pour leurs barques de 5 mètres, en échange, ils peuvent pêcher avec leurs usines flottantes dans les eaux marocaines : chercher l’erreur !

C’est un spot réputé pour le surf, pas mal de jeunes un peu baba cool traînent quand ils ne sont pas sur leurs planches.

Les habitations côtières sont rustiques et colorées.

 

BLOG04C 

Nous sommes finalement installés à Taghazout, le vent étant calmé, nous allons y rester 2 jours (ou plus ?) en attendant de repartir vers la vallée du bonheur.

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 22:39
Après une bonne nuit, promenade près de la lagune de Oualidia, vendeurs de poissons, araignées, huitres (presque 1€ la pièce, 3fois + cher que les N°4 de chez nous !). La brise marine ne nous incite pas à trainer sur la plage qui est fort belle ; départ donc pour Safi.
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En arrivant, le routard conseille un minuscule restau, chez Housni, ou nous nous sommes régalé d’un tajine de poulet, suivi d’un tajine de fruit (une découverte pour nous) : orange, banane, fraises, dattes et cannelle, un délice, le tout pour 140DH, soit 6€ par personne. Puis promenade digestive au souk et sur la colline des potiers très calme en ce dimanche. Nous avions déjà visité Safi en 2012 et nous ne nous sommes pas plus attardés.
Nous avons donc repris la route direction Essaouira, en longeant la côte qui est très changeante (plages, lagune, falaise) sous un chaud soleil. Les derniers 20 kms, nous avons traversé une immense forêt de petits thuyas.
Stationnés au port, nous sommes repartis dans cette ville si attachante :
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- la ville ancienne fortifiée, les fortifications protègent bien du vent toujours présent
- une ville sans aucune voiture, que des charettes à bras!
- des marchés de jour et aussi de nuit: fruits, légumes, poissons, épices...
- des artisans qui travaillent le thuya, le citronnier, l’ébène et la nacre des coquilles d’ormeaux
BLOG03C
Et tout plein de raison de flâner, trainer, marchander avec des commerçants toujours très agréables, même si l’on ne fait pas affaire.
Tout plein de restaurants nous tendent les bras, nous choisissons en un à l’écart du circuit touristique, ce sera un tajine végétarien pour MC (pas terrible), et un couscous royal (poulet / boeuf avec dattes, abricots, amandes :  très fin et délicieux) pour moi.
Après quelques courses, départ pour le camping : il faut faire les pleins et vidange, et l’alimentation en 220V permet de préparer les photos et la publication.
Il est l’heure de vous laisser, nos araignées de mer nous tendent les pinces…
Demain, la vallée du bonheur près d’Agadir.
 
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