Un apperçu de nos voyages en camping car, mais aussi de nos autres loisirs: vitrail, fusing, photo, dessin, cuisine...
Après une nuit dans un petit camping à Aïn Leuh, nous avions prévu d'aller aux sources d'une petite rivière avant d'aller à Beni Mellal,
1ère surprise le matin, il neige (nous sommes à 1650m),
la 2ème, le champs est détrempé, on s'embourbe. Après quelques essais infructueux avec planches et pelle, un tracteur (époque plan Marshall) nous dégage un peu par l'arrière avant de nous prendre en remorque. Il patine autant que nous ou presque mais on s'en sort tant bien que mal : on aura juste perdu 2h30 et le passage par les sources. Le dépannage tracteur : 50 dirhams (4,50 €), à ce prix là on en redemanderait presque !
Un peu plus loin sur la route, croisement sur un pont avec un 4x4, largement la place de passer mais on touche de quelques cms les rétros : les 2 sont éclatés ! Ce n'est vraiment pas notre journée,
Constat avec la gendarmerie royale (3 véhicules, 6 gendarmes + ou – gradés) après 2heures de tractation pour faire signer le constat amiable !
Dire qu'il y en a qui croient qu'on s'amuse! Et on n'est même pas payé...
Arrivée à Beni Mellal, le point de chute pour la nuit n'existe pas ! Une station service nous accueillera, électricité offerte ! Le gardien est ravi d'avoir un téléphone avec chargeur (merci Geneviève)
Le lendemain on décolle de bonne heure pour libérer la place et route pour le barrage de Bin El Ouidane,
La route monte, monte … et la pluie se transforme en neige fondue ! À 1700m, elle commence à tenir sur la route, heureusement sur l'autre versant le temps est plus clair et on peut continuer sans encombre..
Bin El Ouidane
La retenue d'eau
Arrivée sur le barrage, on se croirait dans le Verdon : les couleurs de la roche et de la rivière mériterait d'être avivées par un peu de soleil.
Nous avions prévu balade et bivouac près du lac: la piste détrempée et le froid nous dissuadent de rester. Décidément, la météo n'est pas avec nous dans cette région (même temps il y a 2 ans)
Dommage, c'est vraiment un très bel endroit.
Ouzoud
Ouzoud
Une bonne heure de route et nous sommes à Ouzoud. Le temps est toujours maussade, les terres sont détrempées et on évite les parkings herbeux (l'expérience!). Tant pis, on marchera un peu plus.
Les cascades d'Ouzoud (cascades des moulins en berbère) sont des chutes d'environ 110 m de haut, sur trois paliers, sur l'oued Ouzoud, à 1060 m d'altitude dans le Moyen Atlas.
Nous retrouvons avec plaisir le chemin des chutes: la descente est facile sur le chemin dallé bordé de boutiques et restaurants (presque la moitié sont fermés à cause de la raréfaction des touristes)
Vues plongeantes sur les chutes et la vallée. La quantité d'eau est beaucoup plus importante qu'en 2013, le temps doit y être pour quelque chose.
On continue la descente. On ne sait pas très bien s'il bruine ou si ce sont les embruns de la chute; peu importe, nous sommes trempés.
Les singes magots que nous avions vu en 2013 doivent être à l'abri, il faut être touriste pour se mouiller comme ça!
D'autres vues du bas des chutes et les touristes que l'on promène sur des radeaux de fortune.
Il ne reste plus qu'à remonter les 110m de dénivelé!
Quelques haltes prétextes devant les étalages pour souffler et nous retrouvons le camion.
Chauffage et repas chaud, nous voilà requinqué pour continuer la route vers Marrakech.