Un apperçu de nos voyages en camping car, mais aussi de nos autres loisirs: vitrail, fusing, photo, dessin, cuisine...
Nouvelle journée de repos (c’est dur les vacances) sous un soleil brulant sur la plage de Taghazout : promenade le matin : la plage immense, un beau rocher, les jeunes jouent au foot (c’est samedi), une méduse de plus de 40 cm de diamètre que l’on n’aimerait pas trouver dans l’eau. Et puis, la tête de la daurade (tout sourire) qui est passée à la poêle (difficilement, vu le poids de la bête) et qui nous à plus que rassasié pour – de 2€/ personne.
Un peu plus loin, une autre plage très fréquentée des surfeurs, juste devant les maisons des pêcheurs et leurs bateaux. Vu de près, ça ne fait pas riche…
En repartant le matin, surprise, un troupeau de dromadaires traverse notre campement.
Nous avons été très surpris par la relative propreté des plages et de leurs abords : partout, des poubelles de 2àà Litres attendent les déchets. Surprise, nous avons vu le gardien de notre bivouac procéder à un tri sélectif des emballages (métal, plastiques et cartons). Il en tire surement quelques dirhams, il n’empêche que nous ne nous attendions pas à une telle prise de conscience écologique ! Dans les villes, des progrès restent à accomplir (voir à Abaynou...).
Arrivée à SIDI IFNI, possession espagnole jusqu’en 1969. Nous cherchons un camping car le plein d’eau devient urgent, ainsi que les vidanges. Les campings sont « bourrés » à craquer, le 3éme nous accepte au milieu d’une allée occupée par des « sédentaires » : beaucoup de nos compatriotes passent des semaines (ou des mois !) dans ces campings, passent le plus clair de leur temps dans leur camion ou celui des voisins (français comme eux) et ne sortent que pour les courses… Le soleil, oui, mais pas à n’importe quel prix !
Petit tour à la plage à peine fréquentée, bronzette écourtée par quelques nuages. On monte en ville, la promenade qui surplombe la mer est très pentue, il y a même pas mal d’escalier. Ouf, arrivé en haut, on nous indique le souk pour le ravitaillement : légumes et fruits. Une charmante jeune fille (10 ans) nous a fait la conversation dans un français très correct. Puis retour au camping en passant par le marché au poisson, tous freins serrés pour descendre sans courir (l’appareil photo est resté dans le camion, dommage). Le soir, nous avons essayé de reproduire le tajine aux fruits de Safi avec un relatif succès : il me manquait la cannelle !
Le lendemain matin, nous quittons cette concentration de CC et remontons sur la grande place du souk (c’est plus facile quand on a le moteur !) Nous avions repéré des petits restaurants près du marché aux poissons. Le jeune vendeur d’une épicerie nous en conseille un qui contrairement à ses collègues n’affiche pas de carte. Aujourd’hui, ce sera 2 tajines, bien garnis en poisson (genre colin), cuits à point mais très peu épicés. Servis avec une salade de crudités, pains, eau minérale, thé à la menthe : le tout pour 63 DH ! C’est à vous décourager de cuisiner quand on peut bien manger pour moins de 3€ !!! Re-promenade digestive, passage obligé dans une boutique de souvenirs…
Quelques photos de la plage et on repart direction Foum Assaka. On traverse des paysages très arides, peu de maisons, d’animaux, que des cailloux qui ont l’air de pousser partout : les récoltes ont l’air bonnes, il y a des tas partout. Dans un lacet de la route, on découvre un petit campement, 7 camping-cars près de la mer, le rêve !
C’est tellement tranquille que le téléphone et la clé 3G ne fonctionnent pas. Une belle plage, sable très fin à marée basse et galets en haut : des pierres de toutes les couleurs, du crème au presque noir en passant par le rouge, vert, jaune, bleu sans compter les veinés, marbrés. La récolte est bonne, je ne sais pas encore ce qu’ils deviendront…
La nuit, le vent se lève, puis la pluie arrive et enfin l’orage. Le matin, temps couvert, le soleil se lève bien tard pour la 1ère fois depuis notre arrivée. Ballade sur la plage à marée descendante, pêche l’après midi à marée montante. J’ai improvisé un montage identique à la ligne d’un voisin : 2 gros hameçons pourvus d’un généreux morceau de sardine et en bout un plomb grappin. La canne est un peu courte pour lancer loin, il faut avancer dans l’eau pour aller au-delà des rouleaux. Une heure plus tard, une belle averse met fin à la partie de pêche et je rentre bredouille…
Le lendemain, on repart direction Foum Assaka. On suit la côte de loin sur une route de moyenne montagne avec des paysages très arides, de plus en plus de cailloux et de moins en moins d’être vivants. Au détour de la route, un puits récupère les eaux de ruissellement et alimente une citerne, une brave dame avec son âne à qui l’on donne quelques vêtements, plus loin, une femme et son âne lourdement chargé des quelques plantes qui poussent avec parcimonie. Surprise, Foum Assaka n’est qu’un lieu dit, circulez y a rien à voir, surtout que la fin de la route se transforme en piste pas très engageante. Demi-tour (plus facile à dire qu’à faire avec notre engin…)
On refait la route jusqu’à Sidi Ifni, puis direction Guelmin et on bifurque après quelques courses vers la station thermale de ABAYNOU. Ca ne ressemble pas à l’idée qu’on se fait du thermalisme en France, c’est juste un village, une piscine (à 39°) pour dames et une pour hommes, on ne mélange pas, Maroc oblige. En se promenant, rien d’extraordinaire, une petite palmeraie, une ruine de construction en pisé, un dépôt d’ordures mais un épicier très très sympa.
A nouveau, pas d’internet ni de téléphone, le blog attendra…
Nous sommes à nouveau à Guelmin, pas une ville passionnante mais très animée. On stationne en ville le temps de mettre à jour le blog et quelques mails. On part vers la plage blanche ou il est probable que nous n'ayons pas de communication...