Un apperçu de nos voyages en camping car, mais aussi de nos autres loisirs: vitrail, fusing, photo, dessin, cuisine...
Arrêt au camping de Taghazout, tenu par des auvergnats avec des emplacements dignes de bons camping de chez nous mais à un prix marocain : eau, électricité, vidange à chaque emplacement. Par contre, un peu loin de tout : nous avons mis plus de temps pour l’aller retour à la plage que de temps passé sur la serviette ! Ca fait de l’exercice après pas mal d’heure de conduite. Nous avons eu la surprise de voir des marocaines, arrivées en jellabah, se baigner en deux pièces ! C’est vrai que le maillot est enveloppant et qu’elles n’ont pas été obligées de se faire le maillot…
Le lendemain, départ et sur la piste qui nous ramène sur la grande route, nous sommes stoppés par un troupeau de dromadaires, plusieurs centaines, petits et grands, un peu sauvages ou craintifs. Ces animaux sans harnachement, avec un magnifique pelage, sont beaucoup plus beaux et gracieux que leurs congénères qui trimballent les touristes (dont nous sommes).
Enfin, départ pour la vallée du Paradis (ou du Bonheur, c’est selon le guide).
C’est une petite route bien goudronnée, souvent étroite, de plus en plus sinueuse en attaquant un petit col. A la sortie d’un virage, on voit arriver à fond la caisse un 4x4 qui promène des touristes. Pas de passage pour 2, je m’arrête et lui allume ses pneus et termine sa course juste dans ma calandre. Ouf, rien de cassé (le radiateur est juste derrière…). Pas d’excuses du chauffeur qui pense que nous arrivons trop tard, c’est l’heure ou tout le monde redescend !! Cet incident m’oblige à être encore plus vigilant malgré la beauté des paysages. En route, on croise un petit troupeau de chèvres et sa bergère qui porte un très jeune agneau, puis des amandiers en fleurs. On en a pris plein les yeux, malheureusement, il n’y a pas souvent la place de s’arrêter pour les photos. Arrivée à Imouzer, terminus de la vallée. Bien sur, Marie Christine attend son tajine poulet citron sur une terrasse ensoleillée dominant la vallée, pour moi ce sera au boeuf.
Après cet excellent repas, direction le souk pour quelques achats de fruits et légumes : oranges, dattes, petits pois, navets, carotte, oignons, tomates, patates… un marché complet pour 40DH (3.6€),le nécessaire pour un tajine maison demain.
On reprend le camion pour 4 km de route très étroite, souvent sans garde fou : Marie Christine serrait tout ce qu’elle pouvait...
Arrivée aux chutes d’Imouzer ; en principe, l’hiver (en ce moment) les pluies sont fréquentes et les chutes sont abondantes. Dommage pour nous, il fait trop beau et sec et il n’y a qu’un petit filet d’eau. On voit sur la photo, les parties lisses et claires, au milieu et à droite, sont polies par l’eau en temps normal. Pour arriver au bassin de réception, c’est le parcours du combattant, une vingtaine d’étals de souvenirs tous identiques sont au bord du chemin étroit…
Retour par la même route avec le soleil dans les yeux, et on découvre des vues différentes de l’aller. En fin d’après midi, nous arrivons à Aourir, sur un bivouac gardé repéré le matin. Une vingtaine de campings cars, de l’espace face à la mer. On en profite pour aller piétiner dans l’eau fraîche au coucher du soleil, pas très coloré à cause d’ un ciel désespérément sans nuage. J’en ai profité pour prendre ma Valentine. Ce matin, grande ballade à marée basse sur le sable mouillé, vue sur la pointe et retour au bivouac. Après midi, photos et blog aux heures chaudes, puis plage et trempette dans une eau plus chaude qu’en Bretagne l’été.
Vous voyez, la retraite au Maroc, c’est le bagne !